Mercredi 2 décembre 2009
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Ils avaient rencontré un autre type bizarre, pas un collectionneur, une espèce de voyeur d'un genre très spécial. Le professeur Dickey était un interlocuteur privilégié puisqu’il était en quelque
sorte un spécialiste des tatouages. Un homme banal d'apparence, qui possédait tous les tatouages existants sous forme de photographies bien rangées dans des classeurs enfermés dans un meuble de
sa salle à manger.
Il avait toujours l’air de s’excuser d’avoir une occupation aussi coupable. Sa façon de parler était agaçante mais on parvenait à le
suivre si on se mettait à son rythme. Le Professeur Dickey avouait avoir un faible pour les œuvres de Vic. Elle en a peint huit remarquables et quelques autres moins intéressants. Il les avait
décrits et Tom avait découvert une partie de l'oeuvre de Vic. Il était entré dans son monde par cette porte et s'y était perdu. Il se souvenait des paroles du Professeur Dickey :
- Vous savez, Vic ne peint pas ces horreurs si communes : dragons, aigles, poignards, etc… Non, ses sujets sont plus fins son talent tellement plus grand. Son travail appartient
véritablement à l’Art. Elle a un savoir-faire, un don pour mêler la chair au dessin. Je me souviens d’une rose située tout près de la pointe extrême du sein d’une jeune femme…
Il avait rajouté, tout hésitant et bafouillant :
- Le, l’ami de la jeune femme préfère, euh, apprécie beaucoup la beauté de , de ce dessin.
Tom avait vu le tatouage en question et comprenait l'enthousiasme de cet homme. Il leur avait appris que Vic n'avait pas d'endroits du
corps préféré, ni de sexe préféré. Un autre tatouage, un dragon, était superbe, Tom s'en rappelait chaque parcelle, chaque nuance de couleur... Il se demandait ce qu'il pouvait donner dans la
réalité, en photo il était flamboyant.
Le Professeur Dickey avait souligné la sensiblité de Vic, sa décision d'arrêter les tatouages provenait directement du marché humain.
Par elbot
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Publié dans : récit
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